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dimanche 11 avril 2010

Mémoires de la Dictature Argentine

Après 27 ans du retour à la démocratie, l'Argentine est encore en train d'esquisser les mémoires de la dernière dictature. Le thème est toujours sensible comme démontre les déclarations de l'ex-président Eduardo Duhalde (PJ) pour qui il fallait arrêter les poursuites judiciaires et oublier le passé pour reconstruire la cohésion sociale. Une propose difficile à accepter quand on se rappelle qu'au cours des huit ans du « processus », appellation à laquelle les militaires eux-mêmes se sont octroyée, plus de 30.000 personnes sont portées disparues. Les fractures et blessures restent toujours ouvertes dans la société.


Un reportage paru ce dimanche (11/04) dans le quotidien Página/12 lance un peu de lumière sur l'un des aspectes qui restent toujours ombreux dans cette histoire: le rôle de l'Église catholique. Entre documents et témoignes, le texte signé par le journaliste Horacio Verbitsky décrit la méfiance du haute clergé vis-à-vis aux prêtes qui se maillaient entre les villes populaires et que furent accusés d'être des guérilleros et hérétiques. Au sein de la fièvre anti-communiste, tout ce qui s'approche du peuple est classé subversive et menace le régime.

Bien que la hiérarchie eût connaissance de la réelle activité des prêtes, qui n'avaient aucun rapport aux groupes de résistance armée, elle ne les a pas défendu comme avait été promu, et au contraire, a alimenté les soupçons des militaires. Enfin, mai 1976, les jésuites Francisco Jalics et Orlando Yorio, d'autres quatre catéchistes et deux de leurs époux ont été arrêtes, conduis à l'École de Mécanique Navale (ESMA) et torturés. Depuis cinq mois d'otage les deux jésuites ont été libérés, les autres ont disparu.

En 1995, Jalics a publié une ouvrage, où il raconte son expérience:
“mucha gente que sostenía convicciones políticas de extrema derecha veía con malos ojos nuestra presencia en las villas miseria. Interpretaban el hecho de que viviéramos allí como un apoyo a la guerrilla y se propusieron denunciarnos como terroristas. Nosotros sabíamos de dónde soplaba el viento y quién era responsable por estas calumnias. De modo que fui a hablar con la persona en cuestión y le expliqué que estaba jugando con nuestras vidas. El hombre me prometió que haría saber a los militares que no éramos terroristas. Por declaraciones posteriores de un oficial y treinta documentos a los que pude acceder más tarde pudimos comprobar sin lugar a dudas que este hombre no había cumplido su promesa sino que, por el contrario, había presentado una falsa denuncia ante los militares”. En otra parte del libro agrega que esa persona hizo “creíble la calumnia valiéndose de su autoridad” y “testificó ante los oficiales que nos secuestraron que habíamos trabajado en la escena de la acción terrorista. Poco antes yo le había manifestado a dicha persona que estaba jugando con nuestras vidas. Debió tener conciencia de que nos mandaba a una muerte segura con sus declaraciones”.


La personne en question, était le prête Jorge Bergoglio provincial de la Compagnie de Jésus entre 1973 et 1979 et actuel archevêque de Buenos Aires qui a nie toujours avoir contribué avec les militaires dans cet épisode.



Voir les reportages complètes (en espagnol):
Mentiras y calumnias: http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-143710-2010-04-11.html
Operación cónclave: http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-143711-2010-04-11.html

samedi 12 décembre 2009

L’Argentine à l’heure de la justice pour les victimes de la dictature


Vendredi s'est ouvert à Buenos Aires le procès de 19 ex-militaires et membres des forces de sécurité, durant la dernière dictature militaire (1976-1983), pour crimes de lèse humanité.
Au même moment, à Córdoba, Luciano Benjamín Menéndez, chef de la répression dans la province entre 1975 et 1979, était condamné à la prison à perpétuité lors de son 3ème procès.
Vingt-six ans après le procès de la junte militaire, l'Argentine rouvre ses plaies, pour enfin rendre justice à ses victimes et disparus, dans des procès historiques et attendus.


Ouverture du procès des bourreaux de l'ESMA à Buenos Aires
Le Tribunal Fédéral n°5 de Buenos Aires, était pris d’assaut, ce vendredi matin, pour l’ouverture du premier grand procès de l’ESMA, l’Escuela Superior de Mécanica de la Armada.
L’ESMA fut le principal centre de détention clandestin, durant la dernière dictature, 5. 000 personnes y ont été emprisonnées, torturées et exécutées avant de disparaître dans « los vuelos de la muerte ». Seulement une centaine de détenus a survécue à l’horreur, certains témoigneront durant le procès.
Les familles des victimes et les associations de défense des Droits de l’Homme, s’étaient déplacées pour assister au jugement d’Alfredo Astiz (le tristement célèbre « ángel rubio de la muerte»), de Ricardo Cavallo et d’autres ex-militaires, policiers ou membres des forces de sécurité liés aux activités funestes de l’ESMA .
Ils sont jugés pour trois crimes de lèse humanité, la séquestration, la torture, et la disparition de 85 personnes, parmis lesquelles les fondatrices du mouvement des Madres de Plaza de Mayo : Mary Bianco, Esther de Careaga et Azucena Villaflor ; les religieuses françaises : Alice Domon et Leonie Duquet ; et le journaliste opposant au régime Rodolfo Walsh.
Le procureur ainsi que le Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Luís Alem, ont requis la prison à perpétuité pour les accusés. Ces derniers sont arrivés devant le tribunal, entourés de leurs proches, sereins et provocateurs, en affirmant qu’ils ne peuvent être condamnés pour avoir obéi aux ordres et protégé le pays du terrorisme.

Condamnation de Luciano Benjamín Menéndez à Córdoba
L’ex-général Luciano Benjamín Menéndez a été condamné hier, par le Tribunal Fédéral de Córdoba, à une peine de prison à vie pour les crimes de privation illégitime de liberté, tortures et homicides.
Cette sentence est l’aboutissement d’une procédure entamée dans les années 1980, à l’encontre des membres du département d’information de la police de Córdoba, autre centre de détention clandestin. Elle avait été stoppée par la promulgation des lois d’amnistie de Punto Final et d’Obediencia debida, en 1986 et 1987.
Celles-ci ont été déclarées inconstitutionnelles par la Cour Fédérale en Juin 2005, permettant la reprise du procès, et aujourd’hui, de rendre enfin justice aux victimes du régime militaire et à leurs familles.

Ces procès historiques au-delà de l’exercice de la justice, représentent la fin de l’impunité pour les membres de la dernière dictature. Ils permettent la rupture de la loi du silence qui pèse sur le pays depuis de nombreuses années, et constituent une étape importante pour une réconciliation nationale qui reste difficile.

Liens:
http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-136881-2009-12-12.html
http://www.elpais.com/articulo/internacional/Argentina/juzga/horror/Escuela/Armada/elpepuint/20091212elpepiint_3/Tes

Pauline

samedi 10 octobre 2009

Medio Término en Argentina: un panorama de los comicios 2009


Argentina fue a las urnas el pasado 28 de junio para renovar parte de sus legisladores. Un escrutinio de medio término en el cual algunas circunscripciones eligieron diputados provinciales y concejales municipales, aunque el principal enfoque estuvo en la renovación del Congreso de la Nación. Se puso en juego un tercio de las 72 bancas del Senado, cuya elección se hizo en ocho provincias mientras que las 127 sillas de diputados (la mitad de la Cámara baja) fueron disputadas entre todos los distritos. El hincapié del escrutinio estuvo, por lo tanto, en los enjeux nacionales, a nivel político, y económico.
La economía argentina no logró, al igual que otros países emergentes, el desacople de la crisis internacional que se suponía posible, cuando la tendencia inflacionaria en la economía mundial y el alza de los commodities permitieran seguir su trayectoria de crecimiento. A partir del segundo semestre del 2008, pasó a ser afectada, fundamentalmente por dos mecanismos de transmisión: la caída de los precios de materias primas (o más bien un re-ajustamiento posterior a la fase especulativa) y la salida de grandes volúmenes de capitales, provocado principalmente por empresas transnacionales que inyectaban liquidez en sus matrices. A la fuerte expansión del PIB que se registraba desde 2003 se contrapone un crecimiento modesto del 2% en el primer trimestre del 2009 (con una proyección de 6,8% para este año). Los impactos son sentidos tanto en la caída de la producción y en el nivel de empleo, como en la recaudación fiscal de gobierno. El debate sobre las alternativas de desarrollo fue puesto en la orden del día y el manejo de la crisis se tornó una pieza clave en el tablero político argentino, por lo que la presidencia nacional adelantó las elecciones legislativas que según el código electoral están previstas para octubre.
El gobierno de Cristina Kirchner se encuentra desgastado habiendo despendido un enorme capital político en la pugna con el sector rural que estalló en marzo del 2008. Fracasó en el intento de elevar los impuestos sobre la exportación de productos agrarios lo que fue obstaculizado por la resistencia de poderosos intereses clasistas representados por la Mesa de Enlace. A esto se acrecientan las estatizaciones de las aerolíneas argentinas y de las jubilaciones, fuertemente criticadas por parte de los empresarios y sus entidades representativas, que no tienen interés en una expansión del rol estatal en la economía. Finalmente, el gobierno abrió otro dossier, proponiendo una nueva ley regulatoria de los medios de comunicación pasando a enfrentar también la oposición del sector mediático. Al adelantar el escrutinio, la estrategia oficialista buscaba reducir los efectos electorales de la crisis, y fomentar en el conjunto de la sociedad “un debate sobre el modelo del País” proponiendo “confrontar los modelos en pugna”. La apuesta del gobierno consistía en someter su gestión a un plebiscito para reforzar su capital político a través de una victoria electoral (un voto de confianza).
Proponemos en el presente dossier, una crónica del proceso electoral del 2009. En la primera sesión trazamos una sinopsis del escenario político, y sus principales evoluciones desde la redemocratización, lo que constatamos indispensable para la comprensión de la fluidez de los actores políticos y la dificultad de definir con claridad las fronteras partidarias. En la segunda sesión, presentaremos los actores centrales de la oferta política, sus estrategias en estos comicios y habremos de inducir algunas reflexiones sobre el efecto de posicionamiento con vistas a la disputa presidencial del 2011. En nuestras consideraciones finales, indagaremos sobre la nueva relación entre las fuerzas políticas que emerge de las urnas.
Texto completo en PDF:

Medio Término en Argentina: las bancas en juego




Medio Término en Argentina: principales resultados











dimanche 17 mai 2009

La politique s'invite au Salon du Livre de Buenos Aires

Du 23 avril au 11 mai, Buenos Aires accueillait sa 35e édition du Salon international du Livre sur le thème « penser avec les livres ». Avant même son inauguration, la crise faisait craindre aux organisateurs une moindre participation des Argentins et c’est dans une inquiétude croissante que s’est déroulée la première semaine[1]. Mais la « Nuit de la Ville », le 30 avril, a donné le coup de publicité qu’il manquait à la Feria. Cette fête culturelle gratuite a duré toute la nuit, proposant spectacles de musique, de danses, récitations de poésie, présentation de livres et jeux.
Pourtant, avec 80 000 visiteurs en moins, la Feria n’aura pas battu son record de l’an dernier. Sur 19 jours la participation du public a baissé de 6 à 7%
[2] par rapport à l’année dernière, attirant 1.160.000 visiteurs. Le président de la Fondation El Libro, Horacio García l’explique non seulement par la crise mais aussi par la peur de la grippe porcine, certaines personnes portant d’ailleurs un masque lors de la Nuit de la Ville.

Le titre le plus consulté de la Feria – et donc était mis en évidence dans la plupart des stands – a été Les veines ouvertes de l’Amérique latine, de l’uruguayen Eduardo Galeano. Il faut dire que la conjoncture s’y prêtait. Le 14 avril, Chavez en offrait un exemplaire à Barack Obama. Ce livre, selon l’auteur, « montre la réalité historique de notre Amérique, et nous offre une vision claire du contexte politique de l’Amérique (…). À lire ces lignes (…) nous voyons l’énorme perte que nous avons subite dans le courant de notre civilisation, nous pouvons observer différents personnages et attitudes qui peu à peu nous ont mené de l’opulence moyenne à une pauvreté qui menace de se convertir en misère »
[3]. Un premier signe de l’immixtion de la politique dans la Feria.

À quelques mois des élections législatives, le climat politique pouvait se mesurer dès l’acte d’inauguration, où les faits et gestes de chaque invité prenaient une dimension dramatique. La Nación par exemple décrit : « Nun (secrétaire à la Culture de la Nation) s’est assis au premier rang sans saluer Mauricio Macri (le chef du gouvernement de Buenos Aires)(…) il n’y eut aucun dialogue entre les deux. Pourtant certaines sources ont dit qu’ils s’étaient salués avant de rentrer dans la salle »
[4].
La Feria a aussi été un terrain de revendications politiques, celui de professeurs, d’étudiants, de femmes, de journalistes. Dès l’inauguration, une centaine de professeurs et étudiants des écoles publiques du secondaire sont intervenus durant le discours de Macri pour réclamer des augmentations de salaires et des bourses d’étude
[5]. Le 4 mai, un débat sur le « développement de la femme dans le monde après le Sommet de Pékin de 1995 » cherchait à analyser les avancées et questions en suspens en relation à la Déclaration et Plateforme d’Action de Pékin. Le 29 avril, les journalistes intervenant lors d’une table ronde sur la liberté de la presse en Argentine concordaient tous à dire que la liberté de la presse était en sérieux danger[6]. Selon Joaquín Morales Solá, journaliste à la Nación, « l’Argentine est dans une crise inédite de partis politiques et institutionnelle, et les journalistes occupent un lieu de pouvoir qui ne leur correspond pas. Cette absence de partis a mené ce gouvernement à être celui qui dépend le plus de la presse depuis 1983 et, contradictoirement, celui qui disqualifie le plus la presse depuis 1983 ». Autre danger qu’il relève : l’information publique est concentrée en peu de mains. Pepe Eliaschev, chroniqueur dans de nombreux médias, a ajouté que « jamais le pays n’avait vécu autant d’obscurité informative en démocratie ».
Cette même démocratie sur laquelle, pendant cinq jours, et en quasi synchronisme avec Grenoble, portait la rencontre internationale. Abordant divers sujets – penser la démocratie ; construction de valeurs dans les démocraties latino-américaines ; démocratie et inclusion sociale ; démocratie, droits de l’homme et littérature ; le futur des institutions de la démocratie dans l’Argentine du Bicentenaire – le discours des intervenants rejoignait celui des journalistes : « Le pays n’est pas encore mûr pour qu’arrêtent de se haïr la gauche et la droite. Il faut pouvoir débattre sans dégainer »
[7] disait Santiago Kovadloff. Et d’ajouter sombrement que « le Processus de Réorganisation Nationale[8] qui a pour base d’en finir avec l’autre a triomphé ».

Avec le recul, c’est un concentré des problèmes politiques en Argentine que la Feria del Libro a exposé au public. Lieu de débats et de dialogues, de visibilité des acteurs politiques, elle a permis de rassembler tous les citoyens autour d’une littérature qui englobe tous les sujets. La Feria del Libro peut ainsi être considérée comme un forum démocratique. Et le thème « penser avec les livres » était un appel à une réflexion critique sur notre temps, réflexion aujourd’hui soutenue par la lecture plus que par la télévision.

[1] http://www.el-libro.org.ar/
[2] http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1127092
[3] http://www.librosdeluz.net/2007/11/las-venas-abiertas-de-america-latina-eduardo-galeano-resumen-gratis.html
[4] http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1121519
[5] http://www.ansa.it/ansalatina/notizie/notiziari/argentina/20090424120134865956.html
[6] http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1122950
[7] http://www.lagaceta.com.ar/nota/325577/LGACETLiteraria/Sarcasmo_garrotazos_durante_Feria_Libro_Buenos_Aires.html
[8] Nom utilisé par les dirigeants de la dictature militaire de 1976 à 1983 pour désigner cette dictature.

jeudi 7 mai 2009

“Una ley para que hablemos todos[1]”?

La loi qui régit la radiodiffusion (Loi de radiodiffusion n°22-285) en Argentine, a été promulguée le 15 septembre 1980, au beau milieu de la dictature des généraux. Elle avait été mise en place avec l'objectif clairement affiché  de donner la possibilité au régime de contrôler les grands médias de masse. Pourtant la volonté de Cristina Kirchner de réformer cet obscur héritage, est confrontée à de nombreuses critiques.

Le projet vu par le pouvoir officiel

Une grosse campagne de communication a été mise en place par le gouvernement, pour tenter d’expliquer et de justifier ce projet (Voir le site Internet).

La principale objection invoquée à la loi en vigueur (et pas des moindre) est le fait que l’octroie de licences pour l’exploitation de canaux de radio et de télévision n’est possible que pour des entreprises privées commerciales. Cela exclut, de fait, le développement de médias alternatifs à but non lucratif, et réduit donc la portée de la parole des nouveaux acteurs apparus avec la démocratie : Médias alternatifs, associatifs, communautaires etc…

Ils invoquent aussi la vieillesse de cette loi, et donc le fait qu’elle ne se soit pas adaptée à la révolution technologique qui est en marche. En effet, il paraît y avoir une sorte de vide institutionnel autour de la télévision câblée, alors que l’Argentine est le troisième pays au monde en terme de connexions par nombre d'habitants.

Pourtant, l’argument qui va sans aucun doute apporter le plus de soutien populaire au projet, n’est autre que la proposition de diffuser tous les événements sportifs de grande importance (matchs de footballs et autres événements olympiques) sur des chaînes publiques gratuites. Jusqu’à maintenant tout était  retransmis sur des chaînes à péage.

Le projet de loi conduirait donc, selon le gouvernement, à renforcer la pluralité des médias et à en augmenter la transparence. C’est ce qui a fait dire à Gabriel Mariotto, en charge du comité fédéral de radiodiffusion, et par la même occasion de rédiger le projet: qu’ « une nouvelle loi de radiodiffusion est la mère de toutes les batailles [2]». Pourtant, loin de convaincre, il rencontre de nombreuses résistances tant dans les milieux politique, professionnel, qu’intellectuel…

Critiques et résistances

Sur ce point, de nombreux secteurs de la société argentine s’opposent à  l’ «oficialismo»:

D’une part, il y a la critique d’ordre économique émanant principalement des professionnels argentins, et notamment de la part du puissant secteur des acteurs de la TV câblée. Selon eux, il est absurde de s’en prendre à une « industrie » viable et rentable. Ainsi, pour Diego Petrecolla, directeur du Centre d’Etudes de l’Union Industrielle argentine, cette loi est « sans argument ; elle attaque un secteur diversifié, qui a des compétences ».

Plus préoccupants sont les doutes qui subsistent quant à la garantie de la liberté de la presse. Ces critiques n’avaient que peu de retentissements dans les médias et dans l’opinion publique jusqu'à ce que l’Association Internationale de Radiodiffusion (Association qui représente 17000 professions et dont la vocation première n’est pas de faire passer ce genre de message) tire la sonnette d’alarme, lors d’une réunion en présence de José Maria Insulza, secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains. Selon son président, Luis Pardo: "No hay ningún país del mundo en que las licencias a los medios privados se puedan revisar cada dos años, bajo criterios que no están objetivados en la misma ley. Hay un riesgo enorme de comprometer y afectar la independencia editorial de los medios de radio difusión. Se presta a que haya presión por parte del Gobierno”. Il souligne ici l’annonce de la mise en place d’une autorité (Autoridad Federal de servicios de comunicacion audiovisual), qui aurait pour but de contrôler l’application de loi, et qui serait nommée, en partie, par le pouvoir exécutif. Autrement dit il remet fortement en doute l’altruisme du gouvernement, et voit plutôt dans cette loi une manière de restreindre la liberté de la presse à court terme. Il faut en plus souligner que ce projet arrive sur la table alors que la campagne législative bat son plein, entraînant un climat d’extrême tension entre le pouvoir et les médias

Si elles étaient avérées, ces craintes pourraient porter un coup très dur à une démocratie argentine à la recherche d’un second souffle. Second souffle qui ne pourra passer que par plus de légitimité et de transparence du pouvoir. Cependant, comme toujours en Argentine, les commentaires, les déclarations à l’emporte-pièce fusent de partout, et l’on a parfois un peu de mal à s’y retrouver entre ce qui est fondés et ce qui ne l’est pas…

D’un point de vue personnel : J’ai assisté, depuis près de deux mois, à la recrudescence des débats et conférences traitants de ce sujet au sein de l’Université de Buenos Aires. Le monde académique semble, en tout cas, de plus  préoccupé par cette réforme



[1] C’est le slogan de la campagne officielle: “Une loi pour que nous puissions tous parler”. Il traduit la volonté de faire passer un message sur la democratisation des médias

[2] Interview accordé à LA NACION le 13 avril 2008

vendredi 10 avril 2009

Le BAFICI, un "aéroport pour avions-films" indépendants

Du 25 mars au 5 avril, Buenos Aires accueillait pour sa onzième édition le Festival international de cinéma indépendant : le BAFICI. En chiffre, cela donne :
- 12 jours de projections
- 417 films projetés de 45 pays différents
- 1069 séances de cinéma dans 20 salles de 7 cinémas
- 245 000 spectateurs
- 297 invités
- 11 conférences, 14 débats, 5 tables rondes, 4 présentations de livres, 2 concerts

Événement cinématographique de grande ampleur, il y en avait pour tous les goûts, des films de Jean Eustache, auquel une rétrospective était dédiée, au dernier « film sandwich » de Raoul Ruiz, Nucingen Haus, en passant par quelques navets dont on taira les noms…

En ce qui concerne les films, le choix éclectique empêche de faire ressortir des lignes générales sur la programmation. On remarquera cependant un certain attrait pour le genre docu-fiction dans le cinéma argentin. Pour certains, c’est un moyen de préserver un élément culturel d’un monde qui s’uniformise : la musique andine du Nord de l’Argentine dans Esta cajita que toco tiene boca y sabe hablar de Lorena García, la vie solitaire du gaucho dans El gaucho d’Andrés Jarach, la vie des Huaorani dans les jongles équatoriennes dans Soy Huao de Juan Baldana. D’autres ont des buts plus historiques : Rosa Patria de Santiago Loza raconte la lutte de Néstor Perlongher pour les droits des homosexuels, Ellos son, los Violadores de Juan Riggirozzi l’engagement d’un groupe de punk argentin contre la dictature militaire. D’autres encore sont, comme tout documentaire, de simples témoignages qui laissent au spectateur le soin de critiquer le monde dans lequel il vit : le film Criada de Matías Herrera Córdoba raconte la vie d’Hortensia, une esclave des temps modernes, et Mariano Donoso, dans son film Tekton, montre à travers le projet de construction du Centre civique de San Juan la contradiction entre ce que peuvent faire espérer de tels projets et ce qu’ils deviennent réellement.

En ce qui concerne le public, il était là, toujours, nombreux. Il n’était pas rare d’apprendre, à l’arrivée en caisse, que la séance était complète. Même pour des séances plus théoriques : la Cinémathèque française a présenté une programmation sur la place de la photographie dans le cinéma. Les salles étaient pleines et certains films étaient applaudis, Letter to Jane: an investigation about a Still de Godard et Gorin par exemple.
À l’Université de Buenos Aires, dans un cours de théorie sociale, un étudiant explique que les spectateurs viennent par snobisme. Comme Bernard Bénoliel, directeur de l’action culturelle à la Cinémathèque française, je préfère croire que les Argentins ont soif de savoir, faim de culture et que les prix très raisonnables des places de cinéma leur permettent d’assouvir leurs appétits. Si on ajoute à cet aspect économique l’importance de l’offre cinématographique, on est encouragé, lorsqu’une séance est pleine, à voir un autre film dont on a peut-être moins parlé puisqu’on est sur place et qu’il y a du choix. C’est aussi la possibilité de dialoguer avec les réalisateurs (les Français Claire Denis, Simone Bitton, Raoul Ruiz entre autres étaient présents) à la fin des séances qui attire, permettant généralement de faire la lumière sur de nombreux aspects du film. Enfin, comme le dit Sergio Wolf, le BAFICI est un « lieu de plateforme et d’envol pour le cinéma argentin à un niveau international ». Plus généralement, comme l’a remarqué Bernard Bénoliel, les films ont vocation à voyager et le festival sert d’aéroport à ces « avions-films ». Alors on se dépêche d’aller les voir avant qu’ils ne décollent pour d’autres horizons.

mercredi 8 avril 2009

Après la mort de l’ex-président Raul Alfonsin, la campagne législative reprend ses droits.

Raul Alfonsin est décédé la semaine dernière (le 31 mars) à l’âge de 82 ans. Il fut élu président de l’Argentine en 1983. Son mandat, sous la bannière radicale, avait marqué le retour à la démocratie. Celui dont l’influence politique avait perdu de sa superbe, a repris du service depuis les cieux… Ainsi, l’objectif de cet article ne sera pas tant de revenir sur le personnage et le bilan politique d’Alfonsin, mais plutôt d'observer les conséquences de son décès sur la campagne pour les élections législatives qui doivent avoir lieu en juin.

Le lendemain de sa mort, la dépouille de l’ex-président était exposée au congrès. Toute la journée, la foule a défilé. Au milieu des anonymes, se trouvait un grand nombre de dirigeants politiques venus rendre un dernier hommage. Ils ont été immortalisés par les retransmissions en boucle de la plupart des chaînes de télés du pays. Les réactions ont été de deux types : Tous, ont d’abord souligné, ce qui est de mise en pareilles circonstances, ses valeurs d’Homme d’Etat, ainsi que son rôle dans la stabilisation démocratique du pays. Dans un second temps, tous ont invoqué l’esprit du défunt pour défendre leurs intérêts politiques. Ainsi il n’aura pas fallu 24 heures pour que la campagne reprenne ses droits, et pour que la spéculation prenne le pas sur le recueillement et sur l’avènement d’un débat constructif et critique quant à l’héritage politique laissé par Alfonsin.

Hommage devant le corps Raul Alfonsin éxposé au congrés

Le premier a profité de l’événement, ne fut autre que le propre fils de l’ex-président : Ricardo Alfonsin. Affilié, tout comme son père, à l’Union Civica Radical (UCR), celui qui n’avait obtenu que 6,76 % des voix comme candidat pour le poste de gouverneur de Buenos Aires, paraît avoir pris une autre dimension et avoir largement étendu son influence dans la sphère politique. En effet, très vite, de nombreuses rumeurs sont apparues. Elles laissaient supposer qu’il négociait la tête de liste de la coalition, pour la Capital Fédérale, qu’il devait formé avec la Coalicion civica de Margarita Stolibzer, et le vice président et dissident Julian Cobos . Certains on même affirmé que ce front pouvait éclater et laisser place à une candidature personnel de « Ricardito »,. Même si dans les deux camps, on a réaffirmé qu’on mettait tout en œuvre pour maintenir l’unité, les enjeux sont bien réels. Particulièrement pour l’UCR qui, ces dix dernières années, avait perdu poids dans le paysage politique national. La mise en place d’une « campagne de publicité » intitulée Gracias Raul, qui met en scène la mémoire de l’ex président, est une démonstration de l’avantage électoral que compte tirer l’UCR de cet événement (On peut notamment la trouver dans tous les grands quotidiens nationaux et sur internet) .


Ricardo Alfonsin

Le second exemple marquant fut celui de Cristina Kirchner, qui a écourté son déplacement à Londres, afin de rendre une visite de près de deux heures au domicile de la famille Alfonsin. Tout laisse à croire, qu’au-delà d’une « obligation » due à son rang, la présidente a cherché à surfer sur la vague d’émotion populaire qu’a suscité le décès. Les différents analystes se prononcent de manières très contradictoires quant aux effets que pourraient avoir un tel événement sur les résultats du Parti Justicialiste mené par Nestor Kirchner. En revanche, le véritable intérêt pourrait résider dans la confirmation de la candidature du ticket Ricardo Alfonsin/Margarita Stolbizer. Cela entraînerait de facto la division des voix l’opposition, et par conséquent l’affaiblissement du « dangereux » candidat de L’Union-Pro : Francisco De Narvaez.

Malgré tout, une question (et pas des moindres) reste en suspend : jusqu'à quand l’effet Alfonsin va-t-il perdurer ? Le boom qu’a provoqué la mort de Raul Alfonsin a certes précipité certains aspects de la campagne, mais ne devrait pas devoir provoquer de modifications profondes des résultats d’ici juin…Une fois de plus, cet événement a révélé une classe politique faible, opportuniste, volatile, et incapable de mettre en place un débats sur les grands enjeux économiques et sociaux que va devoir affronter l’Argentine dans les mois à venir.

jeudi 2 avril 2009

Des guerres et des poètes

Ce mercredi 1er avril 2009, la réunion de poètes du Tortoni risquait d’être agitée, prise en sandwich entre l’annonce de la mort de Raúl Alfonsín la veille et la commémoration de la Guerre des Malouines le lendemain.
Raúl qui ? Raúl le « Père de la démocratie », comme l’indiquait tous les quotidiens nationaux, Raúl, le premier Président de la Nation argentine élu en 1983 après une dictature militaire de 7 ans.
Les Malouines ? Le 2 avril, les Argentins célèbrent la date anniversaire du début de la guerre des Malouines/Falklands. Une guerre contre le Royaume-Uni qu’ils ont perdue au bout de trois mois, et qui a laissé de profondes traces dans la mémoire collective.
Afin d'éviter tout débordement de ferveur patriotique, le Président de séance du Rincón Lirico a demandé de ne pas aborder les sujets politiques. Bien sûr, les poètes qui ne font que parler que d'amour sont restés indifférents à la sanction. Les poètes révolutionnaires également, même si dans une moindre mesure. Restaient les poètes qui avaient prévu d'en parler. Mais en parler, au Tortoni, c'est un bien grand mot, puisqu'on NE PARLE PAS DE POLITIQUE. Alors ces poètes-ci ont récité leur poème. Et changement de sujet (vite vite). En voilà un :


MALVINAS
En busca de tus hermanas
solitarias en el sur,
al despertar el alba
partiste en son de guerra,
angustía en los corazones
por falta de noticias,
teléfono mudo
por llamada que no llega.
Cartero que pasa sin dejar carta,
desesperación
por saber
en que frente estarás,
pasarás hambre,
tendrás frío,
solo Díos lo sabe.

Te veremos hoy,
quizás mañana,
queremos tu regreso
no una medalla,
tampoco un papel,
su hijo dejó la vida
por la patría.

Una mañana llegó
la triste noticia
en que ya nunca volveras,
pasan los años
y tu cama sigue vacia,
falta tu presencia,
percibimos tus pasos
y tu alegria de vivir.

Tenemos los ojos secos
de llorar tu ausencia,
en que montículo de tierra
descansas eternamente
con tus sueños mi muchacho.

Quisiéramos ser aves
para volar sobre tu tumba,
descargar una cortina de lágrimas
que se transformen en un abrazo
para que no te sientas solo,
porque en esas lágrimas
está nuestro amor,
descansa en paz
hijo mio.
Donato Perrone
dbperrone@hotmail.com



MALOUINES
À la recherche de tes sœurs
solitaires du Sud,
quand se leva l’aube
tu partis sur les sentiers de la guerre,
angoisse dans les cœurs
de ne pas recevoir de nouvelles,
téléphone muet
d’un appel qui n’arrive pas
Facteur qui passe sans laisser de lettre,
désespoir
de savoir
sur quel front tu peux être
de quelle faim tu souffres
si tu as froid,
Dieu seul le sait.

Nous te verrons aujourd’hui,
peut-être demain,
nous voulons ton retour
pas une médaille,
ni un papier,
votre fils est mort
pour la patrie.

Un matin arriva
la triste nouvelle
disant que tu ne reviendras jamais plus
les années passent
et ton lit reste vide
ta présence manque,
nous percevons tes pas
et ta joie de vivre.

Nous avons les yeux secs
de pleurer ton absence,
sur ce monticule de terre
où tu reposes éternellement
avec tes rêves mon garçon.

Nous aimerions être des oiseaux
pour voler sur ta tombe,
faire s’abattre un rideau de pleurs
qui se transformeraient pour te serrer dans leurs bras
pour que tu ne te sentes pas seul,
parce que dans ces larmes
il y a notre amour,
repose en paix
mon fils.


(Traduction Louise Durette)

mardi 24 mars 2009

Les débuts de la campagne législative en Argentine

La décision de Cristina Kirchner d’avancer la date des élections législatives, initialement prévues en octobre, au mois de juin a fait démarrer la campagne sur les chapeaux de roues.

Le 14 Mars dernier, la présidente Kirchner a fait part de son projet de modification du code électoral afin d’avancer les élections législatives d’octobre à juin. Sa ratification quelques jours plus tard par les députés a créé la surprise et semé le trouble dans la classe politique argentine. Ce prochain scrutin législatif devra renouveler la moitié des 257 députés et le tiers des 72 sénateurs. Cristina a mis en avant sa volonté de raccourcir la campagne électorale afin que le pays puisse faire front face à la crise future plus sereinement. Du côté de l’opposition, on dénonce une mesure de déstabilisation. En effet, dans un premier temps, prise de cours, des divisions sont apparues, notamment quant à la nomination des têtes de liste. Passée la surprise l’opposition s’organise, consciente des possibilités que lui offre le contexte actuel de l’Argentine : Pays dans lequel l’économie montre des signes de faiblesse après six ans de forte croissance continue, ou le mécontentement de la classe moyenne monte, et enfin dont le conflit entre le gouvernement central et le campo rentre dans sa deuxième année, et ne semble pas prêt à se résoudre. Voulant profiter de la morosité ambiante et de la cote de popularité au plus bas de la présidente Kirchner, des négociations sont en cours entre l’Union Civica Radical et la Coalicion Civica (la deuxième et troisième force politique du pays), afin de présenter des candidatures communes dans la Capital Federal, ainsi que dans la Provincia de Buenos Aires. C’est en effet sur le territoire porteno que la bataille s’annonce la plus rude pour le Partido Justicialiste (dirigé par Nestor Kirchner) et ses alliés réunis au sein du Frente por la victoria. Pour conserver la majorité il faudra qu’ils y obtiennent 50% des votes totaux.

( source: infobae)

Sans rentrer dans le dangereux jeu des pronostics (auquel les commentateurs de la vie politique argentine s’adonnent avec passion et sans précautions), la victoire paraît loin d’être assurée. Il paraît probable que ces élections prennent la tournure d’un plébiscite envers la politique du couple présidentiel. C’est d’ailleurs l’influent « piquetero » kirchneriste, Emilio Persico qui s’et jeté à l’eau le premier en annonçant qu’en cas de défaite Cristina Kirchner devrait abandonner son poste. Ce qui est sur, c’est que cette décision à propulser la classe politique dans une ère de contradictions et de confusions plutôt que d’action. La question est maintenant de savoir à qui cela profitera t il en juin ?

Même si tout semble s’être emballé cette dernière semaine, rien est encore joué, puisque le projet de modification du code électoral devra encore être approuvé par un Sénat réticent, ce Jeudi.

Un prochain article plus analytique suivra après le résultat du vote des sénateurs


samedi 21 mars 2009

El Impacto de la Crisis Internacional en la Argentina

Conferencia presentada en la facultad de economía de la Universidad de Buenos Aires
20 de marzo 2009

Andrés Asicin (Profesor de la UBA)

En Estados Unidos se hizo una inversión de liquidez en los mercados, sumada a el déficit publico y al déficit externo. La inyección de moneda y bonus son destinados a los productos financieros, por esto no hay aumento de la circulación monetaria ni de inflación. Para comprenderlo se precisa explicar algunas características del sistema financiero internacional.

El sistema financiero internacional después del abandono de la convertibilidad del dolar en oro en 1971 siegue utilizando la moneda americana como referencia. El crecimiento de los mercados financieros desreglados (como los petrodolares) reforzó la hegemonía financiera de Washington, lo que permite al país imponer una forma de crecimiento económico con déficit publico y déficit exterior financiado pelo mundo. Una de la implicaciones de esta hegemonía es que los Estados Unidos pueden fijar su política de cambio y monetaria sin depender de los flujos de capitales internacionales.

En la periferia hay una preocupación con los flujos de capitales y el déficit del Estado puesto que ellos financian déficits en la balanza de pagos. En la Argentina, se observan los siguientes impactos de la crisis:

  • el corte de crédito externo no es tan grave en un primer momento pues el país venia se auto financiando con los superávits de la balanza comercial;

  • la transmisión se hizo por el derrumbe de precios y volúmenes de las commodities;

  • derrumbe en el ritmo de las inversiones privadas. Los capitales buscan ahora los ciclos internacionales más lucrativos (efectos por ejemplo en la construcción);

  • reducción del gasto publico, frenado para evitar el déficit;

  • necesidad de implementar una política contracíclica de expansión de gastos, pero como hacer lo con la reducción de las entradas y la huida de capitales?

  • hay una reducción del valor de los bonus en el mercado internacional y un aumento de las tasas de interés para el contrato de deudas.

Claudio Katz (profesor de la UBA, EDI Invest, Conicet)

La actual crisis no es una crisis especulatoria o de falta de regulación. Es una crisis bancaria que resulta de la incapacidad de las grandes empresas en pagar sus deudas. Se vive un proceso de sobreacumulación de capitales y de baja de ingresos, pero también de sobreproducción en un mercado con baja capacidad de compra, lo que alimenta una espiral deflacionaria. Ademas, India y China non lograran el desacoplamiento de sus mercados. Los Estados Unidos intentan remanejar su sistema bancario a través la atractividad del dólar.


“la crisis no re resuelve en la reunión del G20, pero en las calles, en el conflicto de fuerzas”


En América latine la situación de los bancos no es tan grave pero hay una mayor expatriación de capitales, lo que nos queda menos recursos para una reactivación de la economía. En la Argentina se vislumbra:


  • en el mejor de los escenarios un crecimiento de solo 1%;

  • necesidad de refinanciar las deudas en condiciones muy desventajosas;

  • arrecadaciones frenadas;

  • deterioro salarial y inflación acumulada;

No estamos en 2001, nuestra crisis no es tan grave pero la crisis exterior es mucho más fuerte. Lo que se esboza es una política keynesiana sin distribución, como en el primer mundo. Nosotros crecemos 5 años sin distribución y ahora se proyecta enfrentar la crisis con desigualdad. El gobierno reduzco impostos para la alta clase media, pero no aumenta salarios. Hay muchas formas de se lograr el reaquecimento del consumo. Hay dos estrategias entre las elites dominantes argentinas:


  • para los grupos concentrados en el agronegocio, la oposición, los medios de comunicación y sectores de la clase media, se tiene que salvar el pais con el modelo agrosojero reduciendo o abandonando las retenciones;

  • para el gobierno aliado a los nuevos industriales, ganadores de los subsidios, se tiene que invertir en un neodesarrollismo, pero con bajos salarios.

Sin embargo,el tema central es: quien va pagar la crisis? Ninguna de esta estrategias sirven, tenemos que buscar una tercera alternativa: defensa del empleo (leyes temporarias que impidan las dimisiones con intervención del Estado – nacionalización – se hay despidos) reduciendo ganancias, garantizar el ingreso mínimo; reforma tributaria para fortalecer la demanda. Precisamos de una industria que no tiene que fabricar automóviles pero si ferrocarriles.


Daniel Heymann (profesor de la UBA - CEPAL)
Estamos viviendo un problema màs grave que los subprimes: es la incompatibilidad entre la capacidad de pago de deudas y las contracciones en la demanda de valor agregado. En los Estados Unidos el gobierno cambia activos para poner dolares à los atores privados. Hay una grand confianza en la capacidad de arrecadación del gobierno y por lo tanto en los recursos del Estado como ultimo bastión.


Como hay una inconsistencia entre el nivel de ingreso de los actores privados (familias y empresas) y sus deudas, la pregunta más importante es: cuantos quebrados hay? Si san pocos, lo sistema pode regenerarse. Pero es posible un cuadro de insolvencia generalizada de actores non financieros. Algunas crisis se resuelven con inyección de liquidez (ejemplo .com), otras con la sustentación de la demanda. Ahora se tiene que lograr el reequilibrio de los ingresos (para cima) o de las obligaciones (para bajo) lo que tiene implicaciones redistributivas.


En Argentina, se esta haciendo caer las inversiones para ajustar la balanza en respuesta a la caída de las exportaciones (esto se observa en la reducción de las importaciones de benes de capital). La cuestión esencial es sustentar el consumo. Pero este ajuste de la inversión puede compensar la balanza de pagos en corto plazo. Pero la salida de capitales es una amenaza, en el caso de que sea muy fuerte, la reducción de la inversión no sera suficiente, afectando así el consumo. La argentina no tiene condiciones de se financiar en el exterior. En fin, el actual conflicto entre el campo y el gobierno tiene costos sociales fuertes: hay una dificultad en crear un sistema que genere ingresos con conflictos y inestabilidad político social. La soja no es meramente rentista.