Argentina fue a las urnas el pasado 28 de junio para renovar parte de sus legisladores. Un escrutinio de medio término en el cual algunas circunscripciones eligieron diputados provinciales y concejales municipales, aunque el principal enfoque estuvo en la renovación del Congreso de la Nación. Se puso en juego un tercio de las 72 bancas del Senado, cuya elección se hizo en ocho provincias mientras que las 127 sillas de diputados (la mitad de la Cámara baja) fueron disputadas entre todos los distritos. El hincapié del escrutinio estuvo, por lo tanto, en los enjeux nacionales, a nivel político, y económico.
samedi 10 octobre 2009
Medio Término en Argentina: un panorama de los comicios 2009
Argentina fue a las urnas el pasado 28 de junio para renovar parte de sus legisladores. Un escrutinio de medio término en el cual algunas circunscripciones eligieron diputados provinciales y concejales municipales, aunque el principal enfoque estuvo en la renovación del Congreso de la Nación. Se puso en juego un tercio de las 72 bancas del Senado, cuya elección se hizo en ocho provincias mientras que las 127 sillas de diputados (la mitad de la Cámara baja) fueron disputadas entre todos los distritos. El hincapié del escrutinio estuvo, por lo tanto, en los enjeux nacionales, a nivel político, y económico.
mercredi 8 avril 2009
Après la mort de l’ex-président Raul Alfonsin, la campagne législative reprend ses droits.
Raul Alfonsin est décédé la semaine dernière (le 31 mars) à l’âge de 82 ans. Il fut élu président de l’Argentine en 1983. Son mandat, sous la bannière radicale, avait marqué le retour à la démocratie. Celui dont l’influence politique avait perdu de sa superbe, a repris du service depuis les cieux… Ainsi, l’objectif de cet article ne sera pas tant de revenir sur le personnage et le bilan politique d’Alfonsin, mais plutôt d'observer les conséquences de son décès sur la campagne pour les élections législatives qui doivent avoir lieu en juin.
Le lendemain de sa mort, la dépouille de l’ex-président était exposée au congrès. Toute la journée, la foule a défilé. Au milieu des anonymes, se trouvait un grand nombre de dirigeants politiques venus rendre un dernier hommage. Ils ont été immortalisés par les retransmissions en boucle de la plupart des chaînes de télés du pays. Les réactions ont été de deux types : Tous, ont d’abord souligné, ce qui est de mise en pareilles circonstances, ses valeurs d’Homme d’Etat, ainsi que son rôle dans la stabilisation démocratique du pays. Dans un second temps, tous ont invoqué l’esprit du défunt pour défendre leurs intérêts politiques. Ainsi il n’aura pas fallu 24 heures pour que la campagne reprenne ses droits, et pour que la spéculation prenne le pas sur le recueillement et sur l’avènement d’un débat constructif et critique quant à l’héritage politique laissé par Alfonsin.
Hommage devant le corps Raul Alfonsin éxposé au congrés
Le premier a profité de l’événement, ne fut autre que le propre fils de l’ex-président : Ricardo Alfonsin. Affilié, tout comme son père, à l’Union Civica Radical (UCR), celui qui n’avait obtenu que 6,76 % des voix comme candidat pour le poste de gouverneur de Buenos Aires, paraît avoir pris une autre dimension et avoir largement étendu son influence dans la sphère politique. En effet, très vite, de nombreuses rumeurs sont apparues. Elles laissaient supposer qu’il négociait la tête de liste de la coalition, pour la Capital Fédérale, qu’il devait formé avec la Coalicion civica de Margarita Stolibzer, et le vice président et dissident Julian Cobos . Certains on même affirmé que ce front pouvait éclater et laisser place à une candidature personnel de « Ricardito »,. Même si dans les deux camps, on a réaffirmé qu’on mettait tout en œuvre pour maintenir l’unité, les enjeux sont bien réels. Particulièrement pour l’UCR qui, ces dix dernières années, avait perdu poids dans le paysage politique national. La mise en place d’une « campagne de publicité » intitulée Gracias Raul, qui met en scène la mémoire de l’ex président, est une démonstration de l’avantage électoral que compte tirer l’UCR de cet événement (On peut notamment la trouver dans tous les grands quotidiens nationaux et sur internet) .

Ricardo Alfonsin
Le second exemple marquant fut celui de Cristina Kirchner, qui a écourté son déplacement à Londres, afin de rendre une visite de près de deux heures au domicile de la famille Alfonsin. Tout laisse à croire, qu’au-delà d’une « obligation » due à son rang, la présidente a cherché à surfer sur la vague d’émotion populaire qu’a suscité le décès. Les différents analystes se prononcent de manières très contradictoires quant aux effets que pourraient avoir un tel événement sur les résultats du Parti Justicialiste mené par Nestor Kirchner. En revanche, le véritable intérêt pourrait résider dans la confirmation de la candidature du ticket Ricardo Alfonsin/Margarita Stolbizer. Cela entraînerait de facto la division des voix l’opposition, et par conséquent l’affaiblissement du « dangereux » candidat de L’Union-Pro : Francisco De Narvaez.
Malgré tout, une question (et pas des moindres) reste en suspend : jusqu'à quand l’effet Alfonsin va-t-il perdurer ? Le boom qu’a provoqué la mort de Raul Alfonsin a certes précipité certains aspects de la campagne, mais ne devrait pas devoir provoquer de modifications profondes des résultats d’ici juin…Une fois de plus, cet événement a révélé une classe politique faible, opportuniste, volatile, et incapable de mettre en place un débats sur les grands enjeux économiques et sociaux que va devoir affronter l’Argentine dans les mois à venir.
mardi 24 mars 2009
Les débuts de la campagne législative en Argentine
La décision de Cristina Kirchner d’avancer la date des élections législatives, initialement prévues en octobre, au mois de juin a fait démarrer la campagne sur les chapeaux de roues.
Le 14 Mars dernier, la présidente Kirchner a fait part de son projet de modification du code électoral afin d’avancer les élections législatives d’octobre à juin. Sa ratification quelques jours plus tard par les députés a créé la surprise et semé le trouble dans la classe politique argentine. Ce prochain scrutin législatif devra renouveler la moitié des 257 députés et le tiers des 72 sénateurs. Cristina a mis en avant sa volonté de raccourcir la campagne électorale afin que le pays puisse faire front face à la crise future plus sereinement. Du côté de l’opposition, on dénonce une mesure de déstabilisation. En effet, dans un premier temps, prise de cours, des divisions sont apparues, notamment quant à la nomination des têtes de liste. Passée la surprise l’opposition s’organise, consciente des possibilités que lui offre le contexte actuel de l’Argentine : Pays dans lequel l’économie montre des signes de faiblesse après six ans de forte croissance continue, ou le mécontentement de la classe moyenne monte, et enfin dont le conflit entre le gouvernement central et le campo rentre dans sa deuxième année, et ne semble pas prêt à se résoudre. Voulant profiter de la morosité ambiante et de la cote de popularité au plus bas de la présidente Kirchner, des négociations sont en cours entre l’Union Civica Radical et la Coalicion Civica (la deuxième et troisième force politique du pays), afin de présenter des candidatures communes dans la Capital Federal, ainsi que dans la Provincia de Buenos Aires. C’est en effet sur le territoire porteno que la bataille s’annonce la plus rude pour le Partido Justicialiste (dirigé par Nestor Kirchner) et ses alliés réunis au sein du Frente por la victoria. Pour conserver la majorité il faudra qu’ils y obtiennent 50% des votes totaux.

( source: infobae)
Sans rentrer dans le dangereux jeu des pronostics (auquel les commentateurs de la vie politique argentine s’adonnent avec passion et sans précautions), la victoire paraît loin d’être assurée. Il paraît probable que ces élections prennent la tournure d’un plébiscite envers la politique du couple présidentiel. C’est d’ailleurs l’influent « piquetero » kirchneriste, Emilio Persico qui s’et jeté à l’eau le premier en annonçant qu’en cas de défaite Cristina Kirchner devrait abandonner son poste. Ce qui est sur, c’est que cette décision à propulser la classe politique dans une ère de contradictions et de confusions plutôt que d’action. La question est maintenant de savoir à qui cela profitera t il en juin ?
Même si tout semble s’être emballé cette dernière semaine, rien est encore joué, puisque le projet de modification du code électoral devra encore être approuvé par un Sénat réticent, ce Jeudi.
Un prochain article plus analytique suivra après le résultat du vote des sénateurs






